mardi 6 novembre 2018

Il était plusieurs foi(s) - 2ème salon du livre jeunesse et spiritualités

Cette fois encore, le GFIC est partenaire du 2ème salon du livre jeunesse et spiritualités initié en 2016 par l'association Écritures et spiritualités. Un événement familial pour lire, découvrir, apprendre, parler de spiritualité, écouter des contes, participer à des ateliers manuels et ce faisant, aller à la rencontre de l'Autre. 


Il est où Dieu ? C’est Qui Dieu ? Pourquoi n’est-ce pas le même pour tous ? Pourquoi se dispute-t-on à son sujet ? 
Que croient mes amis chrétiens, juifs, musulmans, athées ?
Une trentaine d’auteurs ou illustrateurs dédicaceront leurs livres, la librairie proposera une riche sélection d’albums, BD, romans, issus des grandes traditions spirituelles ou tournés vers la connaissance spirituelle et religieuse de l’autre, et de la fraternité. Des ateliers seront ouverts pour une participation active des enfants et des adolescents. 
Une journée entière de lecture, d’ateliers, de questions mutuelles. De formidables outils pour ceux qui souhaitent transmettre nos sources spirituelles.
Pourquoi ce 2ème salon du Livre Jeunesse et spiritualités ?
Né un an après les attentats du 13 novembre 2015, le premier salon « il était plusieurs foi(s) du 6 novembre 2016 était une réponse des écrivains au sentiment de peur et d’ignorance. Ils ont choisi de s’adresser à l’enfance et la jeunesse par le livre pour contribuer à faire mieux comprendre la diversité de notre société contemporaine. Accomplir ainsi un travail de culture, donc de paix. Le succès de cette première édition auprès des familles de toutes cultures et traditions religieuses, et l’enthousiasme des auteurs nous a conduits à renouveler l’expérience.
Le salon sera ouvert par Jean-Louis Bianco, président de l’Office national de la Laïcité.
Une table ronde animée par Fanny Cheyrou, rédactrice en chef de Panorama et Patrice Obert, vice-président d’Ecritures & spiritualités abordera ces questions centrales :
Nos héritages spirituels, comment les transmettre ? Comment parler aux jeunes des autres traditions ? 
Le rabbin Pauline Bebe, Ghaleb Bencheikh, animateur notamment de Cultures d’islam sur France Culture, Radia Bakkouch, présidente de Co-exister, Agnès Charlemagne, animatrice d’ateliers interreligieux auprès de collégiens et lycéens, Sophie Chergui, parent, du GFIC, l’association des foyers islamo-chrétiens.
Impliqués dans la formation spirituelle, la transmission, la culture, nos invités apporteront des lumières très concrètes sur les enjeux de la transmission de la foi et de la culture religieuse dans un monde sécularisé et plein d’inquiétude. Ils s’interrogeront sur la possibilité du dialogue entre les religions et sa traduction auprès des plus jeunes.
30 auteurs et illustrateurs présents :
Nora Aceval, Amine Adjina, Paule Amblard, Radia Bakkouch, Loïc Barrière, Ghaleb Bencheikh, Karima Berger, Pauline Bebe, Brunor, Agnès Charlemagne, Cecilia Dutter, Christine d’Erceville, Nathalie Fréour, Nadia Hathroubi Saf Saf, Beatrice Jeancourt, Frank Lalou, Colette Nys-Mazure, Christine Ray, Emmanuelle Rémond-Dalyac, Robin, Virginie Roussel, Khaled Roumo, Nathalie Sarthou-Lajus, Florence Soulam, Sadia Tabti, Jean-Michel Touche…
Toute la journée, des ateliers pour les enfants et les adolescents, des contes…
Concert de clôture avec Mitchelée, chants du monde.

Un atelier pour pré-ados et ados (voir programme détaillé ci-dessous) vous intéresse ? Inscrivez-vous à l'adresse suivante :
evenements@ecrituresetspiritualites.fr

Les ateliers "lumière" (Avent, Hannukah et Mawlid) sont en accès libre, sans inscription ! 

Nous vous attendons nombreux ! 

mardi 23 octobre 2018

Notre-Dame de Coeur

Nous avons assisté en famille au spectacle Dame de Cœur, donné sur le parvis de Notre-Dame à Paris du 18 au 25 octobre 2018. 
Le son et lumières raconte la rencontre d'une jeune infirmière française avec un soldat américain agonisant, à la fin de la Première guerre mondiale. Avant de mourir, il lui confie son regret de ne pas avoir pu visiter Notre-Dame de Paris. Ce dialogue est mis en scène par de magnifiques illuminations en couleurs et en mouvement, sur la façade de la cathédrale, alors que la nuit vient de tomber. Le message de paix est universel, et nous repartons avec un petit peu de cette paix dans nos cœurs, enveloppés d'une douce chaleur. Nous avons été émerveillés parla beauté et la grâce qui se dégageaient de l'ensemble, enchantés de ce beau spectacle ...et attendons l'édition 2019 avec impatience, déjà ! 

Regardez comme c'était beau ! 










Le spectacle est gratuit (inscription sur le site), parfaitement adapté aux enfants. 

mercredi 18 juillet 2018

Al musiqa en famille

Il y a quelques temps, nous sommes allés à la découverte de la musique arabe à la Philharmonie de Paris, voir l'exposition Al musiqa. Voix et musiques du monde arabe. Nos parents écoutent beaucoup de musique arabe à la maison ; parfois des morceaux classiques, parfois traditionnels, mais souvent aussi plus contemporains (quoique, depuis Marcel Khalife et Fairouz, rares sont les chanteurs qui ont retenu leur attention), et les sonorités nous sont familières. 
A l'accueil de l'exposition, un casque audio nous a été remis. Tout au long du parcours, nous l'avons branché aux nombreuses bornes pour écouter les morceaux des différentes époques. 
La première salle était consacrée à la musique préislamique: chœurs et poésie, sur un fond de désert et de chameaux...une plongée dans l'ambiance des caravanes. 
La deuxième salle était entièrement dédiée aux enfants, nous y avons passé beaucoup de temps pour faire toutes les activités! 
Nous avons écrit notre prénom en arabe sur un écran, puis l'avons imprimé pour le rapporter à la maison:
puis construit une ville arabe traditionnelle avec de très jolis cubes en bois :
Retrouvé les pays du monde arabe sur un grand puzzle magnétique mural très joliment décoré : 
Et écouté, confortablement assis sur les genoux de Baba, les comptines qu'il nous chantait lorsque nous étions tout petits. "Nini ya moumou", vous connaissez? 
Dans un coin de la salle plein de percussions étaient disposées. Rien que pour nous, les enfants, et c'était permis de faire du bruit, si si ! Nous en avons bien profité (peut-être un peu moins les adultes de passage...)! Nous avons essayé beaucoup de rythmes sur des bendirs, derboukas, daffs, krakechs et tant d'autres. 

Autre salle, autre ambiance, tous les sens étaient sollicités! Aux sons de la musique et au rythme de nos pas, les formes géométriques d'un grand "tapis volant" évoluaient dans tous les sens, changeaient de couleurs...
Ces formes géométriques étaient à reconstituer sous forme de grands puzzles colorés, avec des pièces aux imbrications complexes...pour faire les zelliges resplendissants qu'on retrouve sur les monuments et monuments du Maghreb.
Après un passage où étaient exposés de très nombreux instruments de musique traditionnels du monde arabe, nous sommes arrivés dans la salle consacrée à l'âge d'or de la musique et du cinéma arabe, au milieu du XXème siècle. 
Nous avons pincé les cordes d'un oud et d'un qanun, 
découvert le piano oriental de Zeina Abirached, et admiré les fresques de Lamia Ziadé, illustrant la vie nocturne du monde arabe à l'époque des cabarets, actrices de cinéma et divas en tous genres. Parlant de divas, quelques tenues de scène de la plus grande d'entre toutes, Oum Khaltoum, étaient exposées. Nous avons été étonnés par la petite taille de ses caftans finement brodés de perles scintillantes : quelle voix sortait d'un si petit corps !

L'avant dernière salle nous racontait les années 80, l'immigration arabe en France, les cafés de Barbès et leurs concerts animés. C'était une plongée dans la période de l'enfance de nos parents, avec les tables en formica et les jeux de dominos qui nous ont bien fait rire!

Pour terminer, nous étions dans la fureur et les grondements du Caire, dans l'ambiance d'un petit café de centre-ville à la décoration très colorée. Entre les klaxons, la radio et les musiques à plein volume qui sortaient du café, des auto-radios, nous étions en immersion sonore totale. Sur les petits écrans, nous avons retrouvé les clips qui tournent en boucle sur les chaines de TV du monde arabe : les chorégraphies improbables des chanteurs saoudiens en dishdashas, les performances des candidats à The Voice Arab ...

Nous avons adoré l'exposition. C'était pas gagné, on y allait à reculons...mais le parcours pour les enfants nous a vite fait changer d'avis ! D'ailleurs, toutes les expositions devraient être imaginées sur le même modèle, pour que nous puissions toujours tout expérimenter, toucher, écouter, ressentir ! 

C'était un bon moment en famille ! N'hésitez pas à y faire un tour, l'exposition est ouverte jusqu'au 19 août. 










mercredi 13 juin 2018

Décorations pour l'aïd et fitr

Le ramadan touche à sa fin pour laisser place aux festivités tant attendues de l'Aïd el fitr! Comme chaque année, nous pouvons compter sur la générosité et le talent de l'artiste australienne Iva Izman, qui offre sur son site de merveilleuses décorations de l'aïd à imprimer et découper. Elle a choisi pour ce cru 2018 un thème géométrique et floral, que vous pouvez télécharger sur son site ici. Vous y trouverez des enveloppes pour offrir de l'argent, des petites lanternes à assembler, et une guirlande à accrocher. N'hésitez pas à lui envoyer les photos de vos intérieurs aux couleurs de ses créations!

photo @In my studio - Iva Izman

lundi 11 juin 2018

Mon premier jour de jeûne

C'est le ramadan...notre maison est décorée, l'ambiance est douce et joyeuse, mon baba jeûne et j'ai eu envie de participer à ce mois spécial en jeûnant avec lui. Du haut de mes 11 ans, je ne suis pas tenu de jeûner, et mes parents m'avaient prévenu: cela ne sera ni un jour d'école, ni un jour d'activités sportives. Le dimanche était tout indiqué. J'ai annoncé mon intention à baba, qui ne m'a cru qu'à demi-mots. La preuve, il ne m'a pas réveillé pour le suhor, le petit-déjeuner de 3h du matin. Sauf que moi, je ne voulais rater ça pour rien au monde, et j'avais mis mon réveil! 
Nous nous sommes retrouvés dans la cuisine au milieu de la nuit. Baba m'avait préparé un repas copieux, mais j'avoue que je n'ai pas l'habitude de manger à cette heure...j'étais plutôt endormi : j'ai bu une tasse de chocolat chaud et à peine mangé, puis je suis retourné me coucher. 
Le matin, je me suis réveillé de bonne humeur, bien parti pour relever mon défi. J'étais en forme, je n'avais pas faim, je me sentais participer à quelque chose de grand, avec tous les musulmans du monde. Mon frère et ma soeur ont pris leur petit-déjeuner devant moi : même pas mal ! 
La journée est passée, j'ai lu, j'ai joué...je ne pensais pas à boire ni manger. J'ai juste eu un petit pincement au coeur quand mon petit frère est rentré de sa balade au parc avec de la glace au chocolat tout autour de la bouche. C'est vrai, il faisait chaud, et j'aurais bien aimé une bonne glace moi aussi ! 
Nous étions en fin d'après-midi et j'ai senti un petit coup de mou, ma tête tournait un peu, j'avais envie de somnoler.  A ce moment, j'ai eu envie de tout arrêter. Mais baba m'a dit que si j'avais tenu jusque là, ce serait vraiment dommage d'arrêter si près du but, que je pouvais supporter encore un peu. Alors j'ai posé ma tête sur le coussin du canapé, et j'ai dormi une petite heure, ça m'a fait du bien. Je crois que baba a fait une petite sieste lui aussi.
Peu après 21h, baba a commencé à s'agiter en cuisine, il préparait l'iftar. L'odeur de soupe chaude et d'oeufs au cumin titillait mes narines et l'excitation est montée. Dans quelques minutes, j'allais rompre le jeûne pour la première fois. J'ai croqué à pleines dents dans la première datte - et celles qui ont suivi. Le repas était délicieux ! J'avais tellement faim que j'ai un peu surestimé la capacité de mon estomac, oups! J'étais fatigué, mais fier, car j'avais tenu bon et ça n'avait pas été chose aisée ! Pourtant, quand baba jeûne, tout a l'air si facile et serein....

Maintenant, je comprends un peu mieux le sens du ramadan. Éprouver la faim et penser à ceux pour qui c'est une réalité quotidienne, prendre le temps, se recentrer pour réfléchir, prier...et partager un repas, partager l'ambiance et le sens de ce mois sacré. C'était une belle expérience ! 

Adam

vendredi 1 juin 2018

Petites lectures ramadanesques # 5

Ce billet est une tradition...Comme chaque année, nous sommes heureux de vous présenter les quelques livres pour enfants sortis sur le thème du ramadan. Et comme chaque année, le même constat : le ramadan (comme tout ce qui concerne l'islam de manière plus générale, et même tout ce qui concerne les religions, la spiritualité), n'intéresse pas vraiment les éditeurs français. C'est triste, et c'est dommage, parce qu'ils n'ont pas idée de ce qu'ils manquent: aider les enfants musulmans de France d'avoir des livres qui parlent de leur vécu, de leurs traditions, et faire connaitre à tous les autres enfants la beauté de l'islam, de son message, tout ça pour un meilleur vivre ensemble, dans l’inter-connaissance et le respect de tous. Et on se prend à rêver que les éditeurs de France aient un peu plus de courage, d'audace...
Les américains, eux, commencent à se saisir de la question, et on voit depuis quelques années des chaines de grands magasins proposant des décorations de ramadan, des lignes de vêtements spécifiques, des bibliothèques mettre en avant des livres sur le ramadan sur les présentoirs...la culture musulmane devient visible, et on s'en réjouit pour eux, en espérant que le courant parvienne de ce côté de l'Atlantique aussi. 

Deux jolis livres pour enfants sur le ramadan sont sortis cette année aux USA. Des livres comme on les aime, universels car s'adressant à tous, musulmans ou pas. Mais quel intérêt d'avoir des livres en anglais? Tout d'abord, parce que les illustrations enfantines, colorées, sont un régal pour les yeux des petits comme des grands, et se suffisent à elle-mêmes. Qui parmi vous n'a jamais acheté un livre pour la beauté de sa couverture? Et puis c'est l'occasion de rafraîchir ses compétences en anglais, se souvenir de ses années d'école et s'essayer à la traduction pour ses enfants. Ou encore mieux, de faire progresser ses enfants en anglais en essayant de déchiffrer les phrases du livre. Rien d'insurmontable, les phrases sont courtes, la langue est simple. Alors, plus d'excuses! 


Le premier livre s'adresse aux tout petits, de 2 à 6 ans. Les pages sont cartonnées, le petit format permet aux petites mains de bien l'agripper. Les illustrations sont adorables, très parlantes pour nos petits bouts, qui s'envoleront sans nul doute vers un pays imaginaire merveilleux. 




Ramadan, collection "Celebrate the world", 
de Hannah Eliot et Rashin, Ed. Little Simon, 2018

Le deuxième livre s'adresse à des enfants un peu plus grands, disons de 7 à 12 ans. Le narrateur est la lune de ramadan. Le croissant de lune traverse le monde entier, à la découverte des traditions de ramadan et des enfants de tous les continents. Les illustrations sont très soignées, et une grande attention est portée aux détails. Là encore, le livre s'adresse à tous: enfants de tous pays, croyants ou non et il est inclusif : des enfants handicapés, autiste ou en fauteuil y sont représentés. Chapeau ! Il pourrait être un bon outil d'enseignement. 
Cerise sur le gâteau, le livre est associé à un site internet, Ramadan around the world, qui propose aussi des activités de ramadan. 



Ramadan around the world, de Ndaa Hassan et Azra Momin,
Ed. Minha Kauser, 2018

Un clic sur le mot clé "ramadan" à droite de ce blog et hop, retrouvez plein d'autres suggestions de lectures et d'activités! 

mardi 22 mai 2018

Une nuit sacrée

Ce week-end, les Juifs fêtaient Chavouot, les Chrétiens la Pentecôte, et les Musulmans commençaient le mois de ramadan. Dans la nuit de dimanche à lundi, à l'église Saint-Merry en plein coeur de Paris, Juifs, Chrétiens, Musulmans et tant d'autres encore, de toutes convictions, étaient rassemblés pour écouter des musiques sacrées de tous horizons, et pour célébrer le vivre ensemble. 


Nous étions deux familles du GFIC - nous nous sommes sentis pleinement à notre place au milieu de tous ces gens de bonne volonté, réunis pour montrer qu'il est possible de vivre ensemble, en paix, en harmonie, de vibrer au son des chants et musiques d'une autre tradition, de se laisser emporter, déplacer par ces musiques qui s'élevaient telle une prière. 

Nous sommes arrivés alors que la chorale de la synagogue franco-américaine de Paris chantait ses dernières notes. L'ambiance était joyeuse, nous découvrions l'église de Saint-Merri et tous ces gens rassemblés, assis confortablement sur des tapis, prêts à passer de longues heures dans ce cocon musical. 
Puis la maire de Paris, Mme Anne Hidalgo, est venue saluer les participants, soulignant l'importance de l'événement, la nécessité absolue du vivre ensemble, et rappelant notre responsabilité à tous dans l'accueil des migrants. 
Nous avons ensuite voyagé vers l'Inde, avec le Temple ganesh, leurs saris chatoyants et leurs chants spirituels hindous, c'était surprenant ! 


Quelques témoignages plus tard, nous étions enveloppés par la ferveur des chants soufis de la Tariqa Qadiriyya Boutchichiyya, choeur spirituel venu spécialement du Maroc pour l'occasion. Nous nous sommes abandonnés aux mélodies rythmées qui ont entraîné l'audience dans une transe chaleureuse.  Quand certains frappaient dans leurs mains, d'autres s’essayaient à danser, portés par les chants. C'était déjà l'heure de la rupture du jeûne, mais parmi les personnes présentes, personne ne souhaitait voir finir ce spectacle. 


Des corbeilles de dattes circulaient dans l'église, les Musulmans rompaient leur jeûne en communion avec tous les autres croyants et non croyants autour d'eux. Quelle émotion ! 

Puis petit à petit, les gens ont commencé à s'installer pour ce qui allait être une longue et belle nuit. Tapis et coussins sont sortis des sacs, les corps se sont allongés pour se laisser bercer par la musique. L'ambiance devenait plus feutrée et c'est un moine zen qui a pris la relève avec ses mélodies envoûtantes. 

Il était l'heure pour nous de partir, de laisser place à d'autres personnes venues passer une douce et belle nuit. Nous avons quitté les lieux sur un petit nuage, légers et sereins, heureux d'avoir pu partager ces moments hors du temps, le cœur rempli d'espoir. Sacrée nuit sacrée